. Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]. Sciences naturelles; Natural history. GERMANTOWN. 29 Le raton, appelé par Linné Ursuf. cauda elonguLa et LV.sm.s lotor (1) et raccoon par les Anglais, est souvent, aussi, dit-on, la proie des serpents. La chair de ce plantigrade, très commun alora en Pensylvanie, est réputée excel- lente ; cet animal est un peu plus gros que le renard, et comme lui grand croqueur de poulets. On lui fait la chasse avec des chiens. Les organes du mâle ren- ferment un os dont les fumeurs se servent pour fouler le tabac dans la pipe. Le poil d

- Image ID: RJ66N0
. Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]. Sciences naturelles; Natural history. GERMANTOWN. 29 Le raton, appelé par Linné Ursuf. cauda elonguLa et LV.sm.s lotor (1) et raccoon par les Anglais, est souvent, aussi, dit-on, la proie des serpents. La chair de ce plantigrade, très commun alora en Pensylvanie, est réputée excel- lente ; cet animal est un peu plus gros que le renard, et comme lui grand croqueur de poulets. On lui fait la chasse avec des chiens. Les organes du mâle ren- ferment un os dont les fumeurs se servent pour fouler le tabac dans la pipe. Le poil d
Library Book Collection / Alamy Stock Photo
Image ID: RJ66N0
. Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]. Sciences naturelles; Natural history. GERMANTOWN. 29 Le raton, appelé par Linné Ursuf. cauda elonguLa et LV.sm.s lotor (1) et raccoon par les Anglais, est souvent, aussi, dit-on, la proie des serpents. La chair de ce plantigrade, très commun alora en Pensylvanie, est réputée excel- lente ; cet animal est un peu plus gros que le renard, et comme lui grand croqueur de poulets. On lui fait la chasse avec des chiens. Les organes du mâle ren- ferment un os dont les fumeurs se servent pour fouler le tabac dans la pipe. Le poil du raton est beaucoup utilisé par les chapeliers, et sa queue est trùs-estiméo depuis que la mode des boas a été introduite (2), On a trouvé de grandes quantités d'écaillés d'huitres près de la rivière Potomac et même à une distance considérable du rivage de la mer, des montagnes entières qui en étaient composées. Kalm fait un grand éloge des Sauvages de l'Amérique, de leurs bonnes qualités naturelles, de leur hospitalité, de leur respect pour la foi jurée. Deux ans auparavant, un colporteur avait été secrètement assassiné dans une bourgade où il s'était rendu pour débiter ses marchan- dises. Le coupable se croyait bien sûr de l'impunité. Mais un jour il commit une imprudence qui le fit dé- couvrir comme l'auteur du meurtre ; tout de suite, les membres de sa tribu s'emparèrent de sa personne, lui lièrent les pieds et les mains, et allèrent le livrer au gou- verneur pour qu'il subît la peine de son crime, suivant le cours de la loi anglaise. Il fut pendu à Philadelphie. Kalm parle aussi des talents naturels des Indiens, talents dont ils ont donné tant de preuves dans leurs traités avec les gouverneurs anglais. (1) Procyon-lotor, laveur, a cause de son habitude singulière di' ne rn'ii manger qu'il ne l'ait fait préalablement tremper dans l'eau.

Similar stock images